
| Le jardin des délices à 360° | |
| 2014 – France | |
| 12’17 – Couleur - Sonore | |
| Réalisation | Eve Ramboz |
| Musique | Vincent Munsch |
| Fête au jardin botanique (Slavnost V Botanickej Zahrade) | |
| 1969 – Tchécoslovaquie | |
| 83' – 1.37:1 - Couleur - Mono | |
| Réalisation | Elo Havetta |
| Scénario | Lubor Dohnal, Elo Havetta |
| Musique | Zdenek Liska |
| Image | Jozef Simoncic |
| Avec | Slavoj Urban, Jiri Sykora, Hana Slivkova, Zuzana Ciganova, Nina Diviskova, Dusan Blaskovic, Marta Raslova, Jan Gubala, Stefan Stibranyi, Margita Zemlova… |
| Fiche IMDB | https://www.imdb.com/fr/title/tt0292694/ |
| Projection Cinéclub | 19/11/2025 |
Des villageois dansent, courent, se disputent, rient et marivaudent ensemble. Cette phrase pourrait à la fois décrire le film d’Elo Havetta et le panneau central du triptyque de Jérôme Bosch. C’est qu’en effet, le tableau est référencé de manière explicite dans le film Fête au jardin botanique, dans son récit désordonné et jusqu’à son titre.
Ce film fou décrivant le joyeux bazar qui advient pendant un été dans la campagne tchécoslovaque grouille de références picturales et cinématographiques. C’est par elles qu’on entre et qu’on sort du film. Et c’est grâce à elles qu’on peut tenter de porter une réflexion sur ce film singulier d’un cinéaste à la filmographie très courte, brusquement arrêtée par son décès prématuré à 36 ans.
L’arrivée d’un français dans un village de la campagne slovaque bouscule le quotidien des villageois. Cette arrivée se fait par train, dans une référence directe à la célèbre vue Lumière. Le film se clôt sur une équipe de tournage surgissant soudainement du hors-champ – si elle avait toujours été là – et filmant les derniers plans du film. Cet hommage ludique au cinéma et à son archaïsme se double d’une exaltation pour la campagne slovaque que Havetta affectionne tant. Ces joyeuses festivités représentées sont à la fois celles d’un hommage au burlesque et d’un amour pour la campagne et ses gens simples. Ainsi, le film respire ce vent de liberté si particulier qui souffle à l’époque sur certaines cinématographies européennes, celui des nouvelles vagues.